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À la recherche du temps perdu (1) : Combray

Proust, Marcel
Paru en 1998 chez Delcourt


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A la Recherche du temps perdu ([1]) : Du côté de chez Swann

Proust, Marcel
Paru en 1988 chez Gallimard dans la collection Folio [Gallimard; 0768-0732]

" Et tout d'un coup le souvenir m'est apparu. Ce goût, c'était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l'heure de la messe), quand j'allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m'offrait après l'avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m'avait rien rappelé avant que je n'y eusse goûté... Mais, quand d'un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l'odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l'édifice immense du souvenir."

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À la recherche du temps perdu (2) : À l'ombre des jeunes filles en fleurs : vol. I

Proust, Marcel
Paru en 1999 chez Delcourt


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À la recherche du temps perdu (3) : À l'ombre des jeunes filles en fleurs. Vol. II

Proust, Marcel
Paru en 2002 chez Delcourt


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A la Recherche du temps perdu (3) : Le côté de Guermantes

Proust, Marcel
Paru en 1994 chez Gallimard dans la collection Folio [Gallimard; 0768-0732]


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A la Recherche du temps perdu ([4]) : Sodome et Gomorrhe

Proust, Marcel
Paru en 1989 chez Gallimard dans la collection Folio [Gallimard; 0768-0732]

" Quel que fût le point qui pût retenir M. de Charlus et le giletier, leur accord semblait conclu et ces inutiles regards n'être que des préludes rituels, pareils aux fêtes qu'on donne avant un mariage décidé. Plus près de la nature encore - et la multiplicité de ces comparaisons est elle-même d'autant plus naturelle qu'un même homme, si on l'examine pendant quelques minutes, semble successivement un homme, un homme-oiseau ou un homme-insecte, etc. - on eût dit deux oiseaux, le mâle et la femelle, le mâle cherchant à s'avancer, la femelle - Jupien - ne répondant plus par aucun signe à ce manège, mais regardant son nouvel ami sans étonnement, avec une fixité inattentive, jugée sans doute plus troublante et seule utile, du moment que le mâle avait fait les premiers pas, et se contenant de lisser ses plumes. "

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A la Recherche du temps perdu ([5]) : La Prisonnière

Proust, Marcel
Paru en 1989 chez Gallimard dans la collection Folio [Gallimard; 0768-0732]

Je pouvais, mettre ma main dans sa main, sur son épaule, sur sa joue, Albertine continuait de dormir. Je pouvais prendre sa tête, la renverser, la poser contre mes lèvres, entourer mon cou de ses bras, elle continuait à dormir comme une montre qui ne s'arrête pas, comme une bête qui continue de vivre quelque position qu'on lui donne, comme une plante grimpante, un volubilis qui continue de pousser ses branches quelque appui qu'on lui donne. Seul son souffle était modifié par chacun de mes attouchements, comme si elle eût été un instrument dont j'eusse joué et à qui je faisais exécuter des modulations en tirant de l'une puis de l'autre de ses cordes, des notes différentes

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À la recherche du temps perdu (5) : Un amour de Swann. Volume II

Proust, Marcel
Paru en 2008 chez Delcourt


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À la recherche du temps perdu (4) : Un amour de Swann. Volume I

Proust, Marcel
Paru en 2006 chez Delcourt


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A la Recherche du temps perdu (6) : Albertine disparue

Proust, Marcel
Paru en 1990 chez Gallimard dans la collection Folio [Gallimard; 0768-0732]

Mademoiselle Albertine est partie ! Comme la souffrance va plus loin en psychologie que la psychologie ! Il y a un instant, en train de m'analyser, j'avais cru que cette séparation sans s'être revus était justement ce que je désirais, et comparant la médiocrité des plaisirs que me donnait Albertine à la richesse des désirs qu'elle me privait de réaliser, je m'étais trouvé subtil, j'avais conclu que je ne voulais plus la voir, que je ne l'aimais plus. Mais ces mots : Mademoiselle Albertine est partie venaient de produire dans mon cœur une souffrance telle que je sentais que je ne pourrais pas y résister plus longtemps. Ainsi ce que j'avais cru n'être rien pour moi, c'était tout simplement toute ma vie.

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A la Recherche du temps perdu ([2]) : À l'ombre des jeunes filles en fleurs

Proust, Marcel
Paru en 1988 chez Gallimard dans la collection Folio [Gallimard; 0768-0732]


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A la Recherche du temps perdu (7) : Le Temps retrouvé

Proust, Marcel
Paru en 1990 chez Gallimard dans la collection Folio [Gallimard; 0768-0732]

" Les parties blanches de barbes jusque-là entièrement noires rendaient mélancolique le paysage humain de cette matinée, comme les premières feuilles jaunes des arbres alors qu'on croyait encore pouvoir compter sur un long été, et qu'avant d'avoir commencé d'en profiter on voit que c'est déjà l'automne. Alors moi qui depuis mon enfance, vivant au jour le jour et ayant reçu d'ailleurs de moi-même et des autres une impression définitive, je m'aperçus pour la première fois, d'après les métamorphoses qui s'étaient produites dans tous ces gens, du temps qui avait passé pour eux, ce qui me bouleversa par la révélation qu'il avait passé aussi pour moi. Et indifférente en elle-même, leur vieillesse me désolait en m'avertissant des approches de la mienne. "

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Confession d'une jeune fille : Suivi de Violante ou la mondanité

Proust, Marcel
Paru en 2015 chez Éd. Thélème


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ça peut pas faire de mal. Tome 1, Le roman

Gallienne, Guillaume, Proust, Marcel, Hugo, Victor et La Fayette, Marie-Madeleine Pioche de La Vergne
Paru en 2014 chez Gallimard dans la collection Écoutez lire [Gallimard]

Un choix d'extraits de A la recherche du temps perdu, Les misérables et La princesse de Clèves diffusés lors de l'émission de France Inter.

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À la recherche du temps perdu (6) : Du côté de chez Swann : noms de pays, le nom

Heuet, Stéphane
Paru en 2013 chez Delcourt

Le temps d'un été à Balbec ou d'un printemps florentin, l'évocation du simple nom d'une ville suffit au narrateur pour imaginer des voyages enchanteurs. Pays rêvés ou pays réels, Noms de pays : le nom fait aussi la part belle au Paris du XIXe siècle, cadre de son amour pour Gilberte et de sa fascination pour Odette, tout en constituant une invitation à la réflexion sur la puissance évocatrice des mots et des noms.